Mesure de la restauration de parcs à résidus miniers

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Quantification de bilans de GES et de l’efficacité d’atténuation climatique de scénarios de restauration de parcs à résidus miniers et d’utilisation d’amendements organiques

Porteur(s) du projet: Jean-François Boucher (UQAC)

Depuis 1995, la Loi sur les mines exige des minières un plan de restauration des terrains affectés par leurs activités. Dans le cas des parcs à résidus miniers non acides, la restauration consiste principalement en la stabilisation des haldes stériles. La pratique courante pour répondre aux exigences minimales implique généralement la fertilisation chimique et une végétalisation avec des plantes herbacées. Néanmoins, de nouvelles approches de gestion pour la restauration de parcs à résidus miniers sont développées pour contribuer à la lutte aux changements climatiques.

Objectifs

L’étude vise à évaluer les bénéfices environnementaux de ces nouvelles approches de gestion dans une perspective de cycle de vie et un cadre d’écologie industrielle. Les différents scénarios de reboisement de sites miniers étudiés dans d’autres volets de l’étude – où sont combinées différentes sources d’amendements organiques et essences forestières – empruntent plusieurs chaînes distinctes d’écologie industrielle qui génèrent différentes empreintes carbone et autres impacts environnementaux. L’étude vise principalement à comparer l’ensemble des impacts environnementaux d’approches d’écologie industrielle à des approches du scénario de cours normal des affaires et de déterminer les meilleures approches vis-à-vis de la lutte aux changements climatiques.

Plus spécifiquement, elle vise à :

  • Établir l’analyse du cycle de vie (ACV) de chacune des filières d’amendement organique et de reboisement testées sur deux sites miniers (ArcelorMittal à Fermont et Niobec à St-Honoré);
  • Comparer l’impact environnemental des filières d’amendement organique sollicitées entre elles et avec des scénarios de référence (sans utilisation d’amendement) avec l’ACV;
  • Identifier les points chauds de l’ACV pouvant être optimisés (analyse de sensibilité) dans une perspective d’écologie industrielle, de valorisation de la matière organique résiduelle et de lutte aux changements climatiques.